PART #1 ICI

Quels salariés ?

 

Les salariés, ayant conclu un contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée entrant en vigueur pendant le chômage partiel, peuvent bénéficier de ce chômage.

 

En outre, même si le contrat de travail précité est conclu et entre en vigueur pendant la période d’octroi du chômage partiel, le salarié concerné pourra également bénéficier du chômage partiel à condition qu’avant ladite période, il existe des preuves tangibles et indubitables que la personne concernée devait être effectivement salariée de l’entreprise pendant cette période.

 

Cette preuve sera notamment rapportée en cas d’offre d’emploi signée par l’employeur et contresignée par le futur salarié avant la période d’octroi du chômage partiel.

 

Les apprentis (apprentissage initial ou adulte) peuvent aussi exceptionnellement bénéficier du chômage partiel.

 

Les salariés, habituellement occupés au Grand-Duché de Luxembourg et temporairement détachés auprès d’une entreprise étrangère, peuvent également bénéficier du chômage partiel, à condition d’être affiliés au régime luxembourgeois de sécurité sociale.

 

A contrario, les salariés, temporairement détachés au Grand-Duché de Luxembourg par une entreprise étrangère et n’étant pas affiliés au régime luxembourgeois de sécurité sociale, ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel.

 

Les salariés intérimaires et autres indépendants éventuellement occupés par l’employeur ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel applicable à l’employeur auprès de qui ils travaillent.

 

Bien évidemment, les salariés intérimaires, dont l’activité professionnelle est touchée négativement par la crise liée à la lutte contre le COVID-19, peuvent bénéficier du chômage partiel via leur entreprise de travail intérimaire qui peuvent, elles aussi, solliciter l’octroi du chômage partiel.

 

Les crèches, bénéficiant d’une aide financière étatique via le système de chèque service-accueil leur assurant une prise en charge financière s’élevant à 70 % de leurs frais de fonctionnement, ne peuvent pas bénéficier du chômage partiel.

 

En tout état de cause, le chômage partiel ne s’appliquera qu’aux salariés qui se voient obligés d’arrêter ou de réduire leurs activités professionnelles à cause de la crise liée à la lutte contre le COVID-19, empêchant ainsi l’entreprise de l’employeur de fonctionner normalement.

 

Le chômage partiel peut dès lors s’appliquer à la totalité du personnel de l’employeur ou uniquement au personnel d’un ou de plusieurs secteurs (départements ou services) de l’entreprise de l’employeur, en fonction de l’impact qu’a la crise actuelle liée à lutte contre le COVID-19 sur son entreprise.

 

En tout état de cause, le chômage partiel ne signifie pas « congé » : même s’il n’est pas obligé de se présenter sur son lieu de travail, le salarié, bénéficiaire du chômage partiel, doit rester disponible pour l’employeur qui peut le rappeler à tout moment.

 

En outre, si les activités de l’employeur ont pu se poursuivre quelque peu malgré la crise du COVID-19, les salariés peuvent continuer à exercer partiellement leurs activités professionnelles si cela est possible et ce, même s’ils bénéficient du chômage partiel.

 

Dans ce dernier cas, seules les heures chômées par les salariés seront prises en charge via le régime du chômage partiel, tandis que les heures travaillées par les salariés doivent être normalement rémunérées par l’employeur.

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

 

Catherine Delsaux Schoy

Senior Lawyer

KAUFHOLD & REVEILLAUD, AVOCATS

T: +352 444 222 1

E: c.ds@kr-legal.lu


COVID-19 Short-time Working Aid: Employees (Part #2)

 PART #1 HERE

Which employees benefit from “short-time working”?

 

Employees who have an employment contract for a fixed or undefined term that comes into effect during the short-time working application may benefit from this scheme.

 

Moreover, even if the abovementioned employment contract is concluded and enters into force during the period for which short-time working is granted, the concerned employee may benefit provided that, prior to that period, there is tangible and indubitable evidence that the person concerned would have been an effective employee during that period – for example, a job offer signed by both employer and employee before the period of short-time working.

 

Apprentices (initial or adult) can also exceptionally benefit from short-time working.

 

Employees, usually employed in the Grand Duchy of Luxembourg and temporarily seconded to a foreign company, may benefit from short-time working provided they are affiliated to the Luxembourg social security system.

 

On the other hand, employees who are temporarily seconded to the Grand Duchy of Luxembourg by a foreign company and are not affiliated to the Luxembourg social security system cannot benefit from short-time working.

 

Temporary employees and other self-employed persons may not benefit from the short-time working applicable to the company with whom they work.

 

Temporary workers whose professional activity is negatively affected by the COVID-19 crisis can benefit from short-time working via their temporary employment agencies, which can also apply for short-time working.

 

Crèches that receive 70 percent of operating costs through financial support from the state’s childcare-service voucher system are not eligible for short-time working.

 

In any event, short-time working will apply only to employees who are forced to stop or reduce their professional activities because of the COVID-19 crisis, thus preventing the employer’s business from operating normally.

 

Short-time working may apply to all the employer’s staff or only to the staff of one or more segments (departments or services) of the company, depending on how they are impacted by the COVID-19 crisis.

 

In all cases, short-time working does not constitute holidays. Even if an employee is not obliged to be in the workplace, he or she must remain available to be called back to work at any time.

 

In addition, if the employer’s operations are able to partially continue despite the COVID-19 crisis, employees may carry out part of their professional activities even while benefitting from short-time work.

 

In this latter case, the short-time working only covers hours not worked, while the hours worked by employees must be paid by the employer as normal.

 

For any further information, please contact:

 

Catherine Delsaux Schoy

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